tamatave

tamatave
13 decembre

nous pouvons mettre à jour le blog. Nous avons passé quelques jours à Marouenset (capitale du chapeau !), lieu aux allures de ville du far west avec sa rue unique et toutes les échoppes de chaque côté. Nous nous sommes bien retapés de notre virée et repris à coup de steaks de zébu nos kg perdus.
Nous avons hier embarqué sur un boutre, transport de marchandises et de quelques humains. Coincés entre autos, cartons et paniers à poules nous sommes partis pour 22 h de navigation sur ce taxi brousse flottant.
Enfin nous sommes bien arrivés, nous avons pu squatter une banette bien crade mais providentielle.
Petite étape à tamatave avant de s'engager pour la descente en pirogue du canal des pangalanes.
Un grand bonjour à vous tous, mille merci pour tous vos petits mots, on vous embrasse Carola/fred

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 09:48

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 11:01

canal des pangalanes

canal des pangalanes
]15 décembre, départ de tamatave en taxi brousse pour brikaville sur le canal des pangalanes. Nous comptions bcp sur la descente de ce canal et finalement sommes plutot deçus par l'impossibilité de le descendre sans louer un bateau hors de prix et par le canal lui même. Nous resterons que 3 jours au lieu de 10.
18 décembre, départ en taxi brousse pour le parc d'andasibé.
ce n'est pas le parc le plus sauvage que nous ayons fait, sa proximité de tana en fait un site fréquenté. L'avantage c'est qu'il est bien aménagé, ludique et pédagogique. Nous avons pu faire la rencontre du plus grand lémurien de mada "indri ", il est aujourd'hui en voie de disparition.
21 décembre, départ en taxi brousse pour la capitale, ici c'est noêl aussi, avec les jouets et le père noel a chaque coin de rue.
Notre voyage a pris une nouvelle tournure, aprés 400km de marche et la sortie du cap masoala, nous avons décidé d'utiliser d'avantage les transports locaux, nos sacs sont vraiment trés lourds pour accomplir le trek initialement prévu. Ce voyage devient plus conventionnel mais nous permet de profiter un peu plus des étapes.
Nous partons demain pour fêter noêl à Antsirabé.
On en profite pour vous souhaiter un trés joyeux noêl à tous et à toutes

# Posté le samedi 22 décembre 2007 03:23

Modifié le samedi 22 décembre 2007 03:40

les hauts plateaux

les hauts plateaux
25 Décembre 2007
Aprés 8h de taxi brousse nous voila au centre de l'île. Les décors sont bien différents, fini les cocotiers et la mer, ici la terre rouge est maintenant cultivable. En effet les rizières foisonnent, le dénivellé doit pourtant compliquer la culture du riz, alors la frabrication de restanques sont de mise pour permettre la récolte. Pour aujourd'hui "noel" nous avons pris des vélos et sommes partis dans les hauts plateaux pour un grand tour chez les Betsiloa (peuple de la terre), le chemin est orné de plantation, il est aussi emprunté par des zébus tirant leur charge, les maisons en briques rouges dénottent du paysage. Nous nous arrétons pour le pique nique prés d'un lac sacré qui comportent des fadis (tabou), il parait qu'un couple d'amoureux voulant traverser le lac à la nage y a trouvé la mort, interdisant de ce fait la baignade dans les eaux turqoise du lac! dommage!!
Nous partons demain vers fiana où nous devons prendre le train qui partage l'île en deux.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 03:28

Modifié le lundi 31 décembre 2007 04:08

le train de fianarantsoa!!!!!

le train de fianarantsoa!!!!!
le 27 décembre2007
Nous arrivons à Fiana, la raison de notre visite est le train. Les 163 km de voie ferrée relient fianarantsoa à manakara en 12H. La voie fabriquée par les français et les chinois en 1926 avec des rail du XIX siècle permet l'exportaion sur l'île des produits agricoles malgache. Le problème du chemin de fer est que les rails sont mal fixés, aucun entretient n'y est apporté depuis son instalation, juste du bricolage......
Ce matin jeudi, nous nous levons à 5h du mat pour prendre le ticket du train qui doit partir à 7h. Arrivés à la gare nous apprenons que le train a 5h de retard, nous voulions prendre le train pour faire des photos et bien sur si aprés 4h de train il fait nuit pourquoi faire 12H dans un wagon surchargé. Bref nous prenons la décision de ne pas monter dedans, heureusement puisque finalement sont départ à eu lieu a 16h!!!!
Le train traverse la production de café, de bananes, de thé, de cascades, ce parcours nous motive pour réitérer notre voyage.
Alors le samedi levé à 5h pour a nouveau 4h d'attente, en fait le train ne viendra pas puisque sur les rails un train de marchandise a déraillé avec tout son chargement sur la voie. Nous ne prendrons pas le train c'est dommage!!!!! Ici le temps n'est pas mesurable, l'attente doit être une philosophie de vie....
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# Posté le lundi 31 décembre 2007 04:02

Modifié le lundi 31 décembre 2007 04:19

amlavao

02 janvier 2008

2 mois déjà, nous sommes à Ambalavao, porte du parc de l'Andringuintra.
Notre bilan à mi parcours :
En ce qui nous concerne pas de gros bobos, pas malade hormis quelques bricoles comme ces petites puces de sable qui pondent des œufs sous la peau !! Beurk. Nous sommes en bonne forme physique, côté moral il fluctue au rythme d'un pays difficile et finalement décevant.
* Sommes nous blasés ? Nous ne le croyons pas, nous nous satisfaisons encore de choses tellement simples.
* Trompés ? Certainement, leurrés par ces éternels photos, reportages, récits dithyrambiques qui n'appréhendent et présentent un pays qu'au microscope. Un microscope qui balaye un pays d'oasis en oasis et qui oublie que le désert les sépare. Madagascar n'est pas l'île que le croit, ce jardin des « Bisounours » où gambadent les lémuriens ! Evidement parcouru dans un 4X4 climatisé, de parc en parc, d'oasis en oasis le pays peut sembler merveilleux, mais pénétré à pied, à vélo ou en taxi brousse on se rend vite compte que tout n'est que terre et rocs, aride et désolé.
Les bien-pensants nous diront certainement « Madagascar est un pays pauvre, peut être le plus pauvre, qu'est que vous croyiez ?? ». Non ce n'est pas un pays pauvre, le Bangladesh, le Cap Vert sont pauvres, Madagascar est riche, riche d'une terre fertile, d'eau en abondance, d'une mer poissonneuse, de paysages somptueux. Alors pourquoi ? Quel gâchis ! Une nation en perdition où rien ne compte et où tout le monde s'en fout. On peut être compatissant envers la misère mais pas envers le gâchis. Car ce pays n'est qu'un vaste gâchis, des ressources, des trésors ruinés par un peuple pour qui rien ne compte.
La culture malgache, au risque de décevoir, nous ça fait 2 mois qu'on la cherche....c'est finalement la première fois que nous rencontrons un peuple avec aussi peu d'identité et qui ne produit rien :

• l'artisanat : Rien, des broderies moches, des sculptures kitsch, le néant hormis le magnifique travail sur bois des Bestilao.
• La musique : Rien, en é mois nous n'avons jamais vu d'instrument dans la rue et rarement des gens chanter en dehors des églises.
• La cuisine malgache : vaste fumisterie, sorti du " romazave " c'est steak frite (de très bon zébu) et bouffe chinoise.
• Le commerce : Notion extraterrestre au malgache, ici les commerçants sont indiens ou chinois.
• L'agriculture, la pêche : Ce n'est ni un peuple tourné vers le mer (pourtant quelle richesse) ni d'ailleurs vers la montagne (pourtant quelle richesse). Seul sur les hauts plateaux existe un vrai savoir faire (extraordinaires rizières en terrasse) et dans le sud l'élevage de zébu.

Le gâchis c'est tout ça, une terre qui pourrait tant donner et qui inexplicablement porte le peuple le plus pauvre de la terre.
Le malgache n'est donc ni pêcheur, ni commerçant, ni agriculteur, c'est un "cueilleur" dit-on ! Poétique, bucolique ? Non déprimant. Ici ce que l'on apprend aux enfants c'est que la vasaha (blanc) est une tirelire, alors on t'apprend enfant à tendre la main, plus tard c'est aux ONG que tu la tendras. C'est incroyable le nombre d'ONG que nous avons croisé, il y en a à chaque coin de rue, essentiellement américaines et françaises. Nous avons rencontré ces gens là, bénévoles, souvent dégoûtés par leur incroyable capacité à ruiner, bousiller, détourner tout ce qu'on leur donne.
Comment peut on jeter comme ça ces enfants dans la rue et leur inculquer de tendre la main ? Le vrai problème malgache semble être celui de l'identité et d'un certain amour propre, St-Ex disait « qu'être Homme c'est être responsable », c'est ça qui doit manquer ? Je profite, je ruine ma terre, je bousille mon pays et basta.
Un poète malgache disait « dans 20 ans vous mangerez des rats », pourtant il semblerait que rien ne les inquiète et que la seule question qu'ils se posent est « Que fera t'on quand il n'y aura plus de rats ? ».
Voilà, prochain numéro nous vous parlerons de « l'homme blanc », une petite pensée pour les « vasahas » expatriés ici. Nous en avons rencontré beaucoup, tous le même profil : ancien légionnaires, Rmistes, retraités....des âmes perdues, des âmes à la dérive venues s'échouer sur cette îles pour l'amour facile, le cul facile et des bizness foireux....plein d'anecdotes croustillantes sur ces gens mal en France, mal ici et surtout mal dans leur peau ( a suivre).

Rassurez vous nous ne sommes pas en pleine dépression !! Nous pétons la forme nous vivons un expérience unique à deux et face à soi même, malgré la tristesse que nous ressentons quotidiennement pour cette terre et ces enfants qui la foulent.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 04:05